Le Paysan Tarnais 06 juillet 2017 à 08h00 | Par D. Monnery

Benoît Redoulès 3ème au championnat de France de chiens de troupeaux

Première finale disputée ce week-end dans les Landes et premier podium pour le président de l’association tarnaise pour l’utilisation des chiens de troupeaux. Jérôme Redoulès revient sur son joli parcours.

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Benoît Redoulès et son chien Iggy.
Benoît Redoulès et son chien Iggy. - © Le Paysan Tarnais

Benoît Redoulès et son chien Iggy, un border collie de trois ans et demi, ont décroché une très belle troisième place au championnat de France de chiens de troupeaux sur moutons organisé ce premier week-end de juillet à Losse (Landes). Le président de l'Atuct, éleveur ovins lait à Vénès, revient sur son beau parcours qui consacre dix années de participations aux différents concours.

Que ressentez-vouss après cette belle troisième place au championnat de France ?

«C’est la récompense de beaucoup d’années de travail. Cela fait dix ans que je participe à des concours et c’est la première fois que je parvenais à me qualifier pour la finale. Sur les quelques 130 engagés en 2016, on avait été 16 à obtenir notre place pour cette finale 2017. J’étais en 10ème position au sortir des qualifications. Mon objectif était de ne pas perdre de rang lors de la finale. Et finalement les choses se sont un peu mieux passées que prévu…»

Quelles types d’épreuves avez-vous du accomplir ?

«Le championnat était organisé sur deux jours. Le samedi, une quarantaine de brebis étaient disposées à 300 m, hors de la vue du chien. Il devait les récupérer et les ramener le plus normalement possible. La deuxième épreuve, le lendemain, consistait en un tri d’animaux. Il fallait récupérer, à l’aide du chien, des brebis marquées et leur prodiguer des soins comme leur couper les ongles.»

Pourquoi participez-vous à ces concours ?

«Ce n’est pas la compétition qui m’intéresse le plus. J’y vais pour évaluer le comportement du chien en dehors de l’exploitation. Car au bout d’un moment une routine et des automatismes peuvent se mettre en place, et ce n’est jamais bon. Si pendant cent fois on passe au même endroit mais qu’un jour je veux empêcher le chien de passer par ce même endroit, par exemple, il faut qu’il comprenne tout de suite qu’aujourd’hui ce n’est pas comme d’habitude. C’est ce que j’ai voulu vérifier avec Iggy et ça n’a pas trop mal marché car les brebis auxquelles on a eu affaire étaient plutôt coriaces. »

Le prochain objectif, c’est le titre de championnat de France ?

«Ce sera déjà de se qualifier pour le championnat de France de l’an prochain ! Je participe justement à une épreuve qualificative dans quinze jours, dans les Landes, encore. Le titre de champion de France, ce serait la cerise sur le gâteau, mais ce n’est pas ma motivation première. On rencontre des éleveurs de toute la France et, malgré la compétition, on passe de très bons moments ensembles. Le vainqueur de cette année, qui vient des Alpes-de-Hautes-Provence, a gagné neuf fois le titre de champion de France. On l’a pas mal titillé cette année, c’est déjà une satisfaction.»

Propos recueillis par D. MONNERY

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