Le Paysan Tarnais 12 novembre 2015 à 08h00 | Par S. Lenoble

Circuits courts et haute valeur ajoutée pour inscrire les activités dans la durée

Gilles et Audrey Viala ont accueilli, à Graulhet, le 4 novembre, les journalistes de la presse départementale pour le traditionnel rendez-vous organisé par Jeunes Agriculteurs sur l’installation.

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Canards gras pour Audrey, ail rose de Lautrec pour Gilles… Les Viala innovent et investissent pour pérenniser leurs exploitations.
Canards gras pour Audrey, ail rose de Lautrec pour Gilles… Les Viala innovent et investissent pour pérenniser leurs exploitations. - © Le Paysan Tarnais

Quand Audrey et Gilles Viala se sont installés en agriculture, tous les deux en 2006 sur la commune de Graulhet, ils ne se connaissaient pas. Tous les deux arrivés sur les petites exploitations des grands-parents, 10 ha chacune, ils n’ont pas eu d’autre choix que de partir vers des productions à haute-valeur ajoutée pour la viabilité économique de leurs structures. Mercredi 4 novembre, ils ont accueilli la conférence de presse organisée par Jeunes Agriculteurs du Tarn sur l’installation. Audrey a fait le choix du canard gras, transformé et vendu en direct, Gilles celui de l’ail rose de Lautrec sous label rouge, avec une activité d’entrepreneur agricole à côté. «Il est très important de prendre le temps de bien réfléchir son projet au départ» soulignent Audrey et Gilles Viala. «Et de ne pas vouloir faire dire n’importe quoi aux chiffres ! Il est clair que nos productions sont à forte valeur ajoutée. Mais quand on démarre avec rien, cela permet tout juste de couvrir le niveau d’emprunts, très élevé au début. Et il ne faut pas compter ses heures !»

Après leur rencontre, la proximité des exploitations et la complémentarité des productions aidant, Audrey et Gilles Viala ont choisi de beaucoup travailler ensemble, sans pour autant s’associer. «Nous ne voulions pas prendre le risque de couler les deux structures s’il y avait eu un problème sur l’une d’elle.» Ils n’ont rien changé à leurs choix initiaux des productions à haute valeur ajoutée. Mais, 10 ans après leur installation, ils estiment ne pas encore avoir atteint leur rythme de croisière. «Aujourd’hui, nous avons un bel outil de travail. Nous terminons tout juste un bâtiment de 140 m²dans lequel nous abattons et transformons chaque année nos 1700 canards. Côté commercialisation, nos produits commencent à être connus. Mais nous cherchons toujours à nous développer. Pour cela, il y a plusieurs axes. Déjà l’innovation : nous crééons sans cesse de nouvelles recettes afin de valoriser le canard mais aussi l’ail rose de Lautrec. Ensuite, nous diversifions nos circuits de commercialisation. Nous devrions très certainement faire de la vente en ligne à moyen terme, mais cela demandera d’avoir un local spécifique pour gérer la logistique. Nous avons également le projet de construire une grande boutique à la ferme, qui nous permettra d’améliorer l’accueil sur l’exploitation.»

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