Le Paysan Tarnais 06 octobre 2016 à 08h00 | Par S. Lenoble

Travail du sol : conseils pour bien choisir son matériel de semis direct

Lors de la deuxième édition «un sol vivant pour une agriculture performante» du 26 septembre à Brens, Sylvain Saunal de la FDCuma du Tarn, a présenté différents types de semoirs directs.

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- © FDcuma81

Pour réaliser un semis direct, le semoir doit travailler uniquement la ligne de semis où seront déposées les graines. «Les points clés pour bien utiliser ce type de matériel sont la pression au sol des éléments semeurs, la profondeur de semis, le rappui de la graine et la pression ou l'angle de la roue de fermeture. Comme toujours, il vaut mieux que ces réglages se fassent le plus simplement possible... Et sans outil, c'est encore mieux !» Parce que, comme pour un semis traditionnel, les ajustements sont fréquents pour s'adapter au mieux aux différentes conditions de semis :

- sur un sol nu non travaillé, il faut être vigilant à bien créer de la terre fine sur la ligne de semis, surtout si autour, c'est pris en masse. Sur sol nu travaillé, tous les semoirs directs ne sont pas capables d'intervenir. Il faut pouvoir bien maitriser la profondeur de semis. Il faut privilégier les semoirs à dents ou à disques inclinés ;

- sur un chaume, il est conseillé de semer en biais par rapport au chaume afin d'éviter le poinçonnement des pailles ;

- en présence de résidus abondants (couverts morts, résidus de maïs à l'automne ou au printemps...), le matelas de débris de récolte gène la pénétration du disque et provoque des bourrages pour les semoirs à dents. Ce sont les conditions les plus difficiles pour un semoir direct, notamment dans les résidus très abondants comme le maïs. Dans ces conditions, il faut limiter les pertes à la levées et donc privilégier les graines peu sensible au mauvais recouvrement et d'une bonne vigueur à la germination. Le blé est le plus adapté. Ensuite il faudra augmenter la densité de semis d'au moins 10% et enfin, un passage de rouleau pourra être réalisé afin de favoriser le contact des graine avec le sol ;

- dans un couvert vivant, à l'automne ou au printemps, les conditions sont les plus favorables au semis direct. Le semoir à dents peut rencontrer des problèmes de bourrage. Dans ce cas, il est conseillé de rechercher un couvert adapté avec des plantes peu ramifiantes telles que la féverole, le tournesol ou encore le sorgho. Pour les semoirs à disques, aucune précaution particulière, si ce n'est de veiller aux réglages de base. Attention, même par temps secs, le sol peu avoir une humidité de surface, due à la présence de couvert qui préserve la fraicheur.

Après quelques années de recul, il apparaît clair que les couverts végétaux facilitent la réussite du semis direct. Le travail biologique des racines et des vers de terre remplace alors le travail mécanique. Dans le cas du semis direct d'un couvert végétal, cela demande d'anticiper un peu la préparation du matériel et des semences pour être prêt à réaliser le semis juste après la moisson et ainsi profiter de l'humidité résiduelle du sol et réussir ainsi les levées.

S. LENOBLE ET S. SAUNAL

- © Le Paysan Tarnais (source FDCuma)

 

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