Le Paysan Tarnais 26 octobre 2012 à 17h21 | Par S. Lenoble

Elevage - Marc Puech, éleveur ovins lait, au Fraysse : «La luzerne n’a que des avantages !»

Marc Puech est éleveur sur la commune du Fraysse. Cela fait bientôt 10 ans qu’il a investi dans un séchage en grange afin de fonctionner avec du foin de luzerne et arrêter les achats de correcteur azoté. Témoignage.

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Marc Puech : "Pour moi, il n’y a aucun doute, la luzerne n’a que des avantages !"
Marc Puech : "Pour moi, il n’y a aucun doute, la luzerne n’a que des avantages !" - © Le Paysan Tarnais

Il y a bientôt 10 ans maintenant, que Marc Puech, éleveur ovins lait au Fraysse, a installé un séchage en grange sur son exploitation. «Je voulais supprimer les achats de correcteurs azotés. Pour cela, j’ai voulu baser la ration des brebis sur le foin de luzerne. Le séchage en grange s’est rapidement imposé pour sécuriser ce système. J’ai profité d’un CTE pour avoir une aide à l’investissement. Aujourd’hui, je suis complètement satisfait de ce changement d’alimentation. Pour moi, il n’y a aucun doute : la luzerne n’a que des avantages !»

 

Plante nutritionnellement riche, la luzerne résiste bien aux conditions sèches, elle demande très peu d’intrants et c’est un excellent précédent pour les céréales ! Que de demander de plus ? Marc Puech a rapidement atteint ses objectifs en terme d’autonomie alimentaire. «J’ai maintenu, à la baisse, les correcteurs azotés la première année. Je n’avais pas encore terminé la modification de l’assolement. Il me restait encore pas mal de ray-grass d’Italie. Dès la campagne suivante, j’avais la surface nécessaire en luzerne et j’ai décidé de supprimer totalement le tanné de la ration. Non sans inquiétude. Mais finalement, il n’y a eu aucun problème : on a même gagné 50 litres de lait par brebis.»

 

Pour Marc Marin, technicien ovin lait de la maison de l’élevage du Tarn qui suit cette exploitation, rien d’étonnant à ces résultats. «Le séchage en grange permet d’avoir un foin de luzerne d’excellente qualité. Dans ce système, la luzerne ne sèche pas au champ : elle peut être rentrée à 60% de MS. Elle est manipulée à minima pour conserver le plus de feuilles possible. Du coup, les chantiers se déroulent sur des fenêtres beaucoup plus courtes. On peut intervenir plus souvent et donc récolter au stade optimal de maturité de la plante.»



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