Le Paysan Tarnais 21 juin 2012 à 11h23 | Par A. Renault

Emploi - Employer de la main d'oeuvre saisonnière sur l'exploitation, pas si simple !

Le dossier de l'édition du Paysan Tarnais du 21 juin est consacré à l'emploi des saisonniers sur les exploitations agricoles. Témoignage d'un arboriculteur de Rabastens.

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«Les saisonniers viennent spontanément nous rencontrer» explique Max Verhoef, aux vergers de Foncoussières à Rabastens
«Les saisonniers viennent spontanément nous rencontrer» explique Max Verhoef, aux vergers de Foncoussières à Rabastens - © Le Paysan Tarnais

Aux vergers de Foncoussières, Chez Bart, Ine et Max Verhoef, installés en arboriculture sur la commune de Rabastens, l’emploi des saisonniers est indispensable. «Nous sommes déjà relativement nombreux sur le verger, en emploi fixe. Mais à certaines périodes comme par exemple à la récolte, nous avons besoin d’une main d’œuvre saisonnière» explique Max Verhoef, le fils.

 

Père et fils constatent unanimement qu’il n’est pas difficile de trouver de la main d’œuvre saisonnière. «Nous n’avons quasiment pas besoin de passer d’annonce. Beaucoup de personnes viennent directement sur l’exploitation nous demander si nous n’avons pas du travail à proposer. Ils nous contactent également par e-mail. Des clients demandent aussi pour leurs enfants, les amis de leurs enfants ou des connaissances. Il y a aussi beaucoup de jeunes du village ou des alentours.»

 

Mais depuis quelques mois, le profil des demandeurs d’emploi saisonnier évolue. «Je pense que c’est le signe d’une conjoncture difficile pour beaucoup de monde. Nous avons des gens de tous les âges qui n’arrivent plus à boucler les fins de mois, des mères au foyer, des jeunes mamans seules. Il y a aussi des jeunes de 14 ou 15 ans qui veulent gagner un peu d’argent pendant l’été» ajoute Bart Verhoef.

 

Pour la famille Verhoef, l’emploi en arboriculture subit un déficit d’image. Pour preuve, si les saisonniers affluent, il est plus difficile de trouver un salarié avec un contrat stable. «Le travail est difficile, c’est vrai. Il est aussi ingrat. Les 35 heures, ça n’existe pas. Nous avons aussi des contraintes de rendement», énumère Bart Verhoef. Mais il insiste aussi «Il y a aussi de nombreux côtés positifs : c’est très bon pour l’esprit, on travaille en extérieur. C’est sportif et il y a une bonne ambiance.»




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