Le Paysan Tarnais 02 novembre 2012 à 17h33 | Par S. Lenoble

Filière - Alexandre Boulous : «Le blé dur a permis le développement de mon exploitation !»

Le Paysan Tarnais consacre cette semaine son dossier à la filière blé dur. Retour sur le témoignage d'Alexandre Boulous, producteur de grandes cultures à Castelnau-de-Montmiral. Depuis de nombreuses années sur l'exploitation, on produit du blé dur.

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Pour Alexandre Boulous, conserver le blé dur dans son assolement, "c’est un pari sur le moyen terme".
Pour Alexandre Boulous, conserver le blé dur dans son assolement, "c’est un pari sur le moyen terme". - © Le Paysan Tarnais

Chez les Boulous, à Castelnau-de-Montmiral, on fait du blé dur depuis des années. Et ce n’est pas Alexandre, qui est aujourd’hui exploitant des 150 ha de grandes cultures, qui va changer d’orientation. «Déjà, c’est une culture qui me plaît. Et puis, elle a une place stratégique sur l’exploitation. De par sa forte valeur ajoutée, le blé dur nous a permis de nous développer régulièrement et d’avoir des bonnes références historiques pour les DPU notamment. Pour moi, conserver cette culture malgré le manque de perspectives, c’est un pari sur le moyen terme.»

 

Chaque année, l’assolement d’Alexandre Boulous compte 50 ha de blé dur, soit en moyenne, environ 300 tonnes à commercialiser. «En général, j’en vends une partie avant la récolte. Cela permet d’avoir un apport de trésorerie en début de récolte. Par contre, comme on ne connaît pas encore la qualité définitive du produit, il ne faut pas trop jouer. Si on s’engage trop et que la qualité n’est pas au rendez-vous, les conséquences financières peuvent être lourdes. On peut avoir des pénalités sur le prix payé ou encore devoir fournir la marchandise promise.»

 

Il faut quand-même arriver à évaluer un minimum le produit à venir pour pouvoir négocier les prix. Pour cela, Alexandre Boulous se base sur le potentiel physique. «Mais ce n’est pas toujours très précis. Cette année, par exemple, on a eu pas mal de verse. On a eu peur que la fusariose se mette dans l’épi et qu’on ait des impacts importants sur la qualité (mycotoxine ou don). On n’en a donc pas vendu avant récolte. Et finalement, on aurait pu : on en a fait partir à la fin de la récolte vu que le potentiel était bon ! Ce n’est jamais simple à gérer ces transactions, mais il faut savoir prendre le bon. Quand c’est vendu, c’est vendu. L’important, c’est de ne pas vendre à perte.»



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