Le Paysan Tarnais 23 avril 2015 à 08h00 | Par Service syndical FDSEA81

Lait de brebis : la réforme du système confédéral se construit pas à pas

La règlementation du «Paquet lait» impose de profonds bouleversements dans les filières laitières et le système confédéral n’y échappe pas. Un point complet sur la réforme en cours avec Eric Bascoul.

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"Diminuer les écarts de prix entre producteurs est une bonne chose, pour autant il faudrait permettre aux exploitations de maintenir leur chiffre d’affaires, en augmentant par exemple, le volume du contrat."
"Diminuer les écarts de prix entre producteurs est une bonne chose, pour autant il faudrait permettre aux exploitations de maintenir leur chiffre d’affaires, en augmentant par exemple, le volume du contrat." - © Le Paysan Tarnais

 

Imposée par la règlementation du «Paquet lait», la réforme du système confédéral suscite de nombreuses interrogations chez les producteurs de lait de brebis. Disparition de l’historique, des références et des classes, négociation du prix à priori, rassemblement des éleveurs en Organisation de Producteurs, des bouleversements importants dans le fonctionnement de la filière. Eric Bascoul, président de la Section Lait de la FDSEA, nous fait un point sur l’avancée de cette réforme.

« Depuis plusieurs mois déjà, les éleveurs de brebis du rayon de Roquefort se posent des questions sur l’organisation de la filière Roquefort pour la prochaine campagne. Pour l’heure, la FRSEB a lancé une consultation auprès de ses adhérents concernant le « point 0 » il s’agit du système de transition entre le système Confédéral, actuel système de négociation et le futur, qui reste encore à créer. Neuf propositions sont soumises à la consultation des adhérents, la proposition retenue sera ensuite défendue à Confédération. Toutes les propositions vont dans le même sens, une diminution des écarts de prix du lait payé entre producteurs. Forcément, certains perdent et d’autres gagnent. Mais dans ces propositions, on ne parle que de prix moyen, pas du chiffre d’affaires des exploitations. Pourtant, si on diminue le prix payé, c’est bien le chiffre d’affaire qui est impacté et c’est ce qui permet de payer les emprunts, les salaires…. Diminuer les écarts de prix entre producteurs est une bonne chose, pour autant il faudrait permettre aux exploitations de maintenir leur chiffre d’affaires, en augmentant par exemple, le volume du contrat. Quoi qu’il en soit, il est important de répondre à cette consultation. Le « point 0 » sera la base des contrats pour les années à venir. Nous attendons des décisions rapides de la part de Confédération sur ce point car la prochaine campagne démarre au 15 novembre prochain. Rappelons que pour démarrer la traite, il faut compter 5 mois de gestation et un mois d’allaitement… il serait donc utile aux éleveurs de connaitre les règles du jeu ! »




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