Le Paysan Tarnais 06 mai 2010 à 10h57 | Par A. Renault

Mathieu Vieules, à Villeneuve-sur-Vère, "la truffe pour le plaisir et la passion"

Mathieu Vieules, viticulteur au domaine de Philemon à Villeneuve-sur-Vère a planté ses premiers chênes truffiers en 1989...

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Mathieu Vieules a planté ses premiers chênes truffiers en 1989.
Mathieu Vieules a planté ses premiers chênes truffiers en 1989. - © Le Paysan Tarnais

Mathieu Vieules, viticulteur au domaine de Philemon à Villeneuve-sur-Vère a planté ses premiers chênes truffiers en 1989, à un moment où la filière renaissait en France et ou la nouvelle technique de mycorhization faisait son apparition. Les plants d'après 1998 étaient en effet d'une meilleure qualité. « Il y avait déjà des truffier sur le secteur. Quand j'étais petit, on allait chercher les truffes sauvages. J'ai planté petit à petit sur des parcelles autour de la maison. » Mathieu Vieules plante donc à plusieurs années d'intervalle, en 1994, 1996, 1997. Il devient trésorier adjoint du syndicat des trufficulteurs du Tarn. Mais le travail de la vigne le détourne un peu du champignon et il délaisse un peu ses plantations et l'activité du syndicat. En 1999 il replante une petite parcelle, puis en 2002 et 2004 : quelques dizaines d'arbres à chaque fois.
Vient le temps des récolte pour les premières plantations... « Sur les parcelles que j'ai planté avant 1994, je n'ai quasiment rien récolté... Les plantations de 1997 ont commencé à produire en 2003. Celles-ci sont un peu plus prometteuses. J'ai essayé de changer de pépiniéristes pour me fournir les plants. C'est plus facile aujourd'hui et l'adhésion au syndicat permet d'avoir des contacts et une petite remise sur les plants. »

Trufficulteur par passion
Sur les terrains où il a planté les chênes truffiers, Mathieu Vieules n'a pas la possibilité d'irriguer. C'est sans doute ce qui explique que sa production n'est pas exceptionnelle. « Je mets bien de temps en temps l'équivalent d'une tonne à eau sur les truffière mais cela ne fait pas le même effet qu'un système d'irrigation par goutte-à-goutte par exemple » analyse le producteur. Et puis le jeune viticulteur ne souhaite pas pratiquer une trufficulture intensive. « On ne remplacera pas les orages de juillet et d'aôut, qui sont très bénéfiques pour la truffe. Malheureusement, ils sont de moins en moins nombreux » fait-il remarquer...

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