Le Paysan Tarnais 01 juin 2017 à 08h00 | Par A. Renault

«Nous devons financer des recherches poussées contre la fusariose de l’ail»

Suite à l’assemblée générale du syndicat de défense du Label rouge et IGP ail rose de Lautrec qui s'est tenue la semaine dernière à Lautrec, retour sur la campagne écoulée et sur les sujets d’actualité avec le président, Gaël Bardou.

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Gaël Bardou, le président du syndicat de défense du Label rouge et de l’IGP ail rose de Lautrec répond aux questions du Paysan Tarnais : actualités de la filière, travaux en cours, campagne écoulée et campagne en cours, réseau Dephy, fête de l’ail…

Quel aura été le fait marquant de la campagne 2016 pour votre syndicat ?

Gaël Bardou : «Pour les producteurs, l’année 2015 a été marquée par la fusariose qui a causé beaucoup de pertes sur les exploitations. En 2016, nous n’étions pas dans le même cas, mais ce n’est pas une raison pour minimiser ce problème. Le souci existe et nous avons décidé de réagir».

Quels sont aujourd’hui les moyens à votre disposition ?

G.B. : «La première chose est d’avoir une bonne connaissance de la fusariose qui touche notre production. Cela nous permettra de définir des moyens de lutte. C’est pour cela que des essais vont être mis en place en lien avec Alinéa pour la campagne à venir. En assemblée générale, nous avons validé l’application d’une cotisation exceptionnelle afin de financer les recherches sur trois années, avec un chercheur préparant une thèse de doctorat.»

Comment se décompose le financement d’un tel investissement ?

G.B. : «Nous nous associons avec l’association des professionnels des semences d’ail et Alinéa pour embaucher un thésard sur la durée de l’étude. C’est un investissement de 80 000 € sur trois ans. La moitié (40 000 €) sera financée par une retenue directe sur les semences (de l’ordre de un centime du kilo de semence). L’autre moitié sera financée par le syndicat au travers de la cotisation exceptionnelle et par l’association des producteurs de semences Prosemail de la Drôme.»

Qu’attendez-vous de ces travaux sur trois ans ?

G.B. : «L’enjeu est très important. L’objectif est de faire des essais. Au bout de trois ans, nous espérons en apprendre beaucoup sur les différentes formes de fusarioses qui existent et celles qui nous touchent particulièrement. Nous sa-vons que cette étude ne nous apportera peut-être pas une solution toute faite mais cela améliorera nos connaissances et nous permettra de mettre en place des procédés de lutte. Nous travaillons également sur le séchage car nous savons qu’il s’agit d’une étape déterminante et qu’un mauvais séchage entraîne l’expression des symptômes et qu’un séchage réussi peut les atténuer. Au final, ces travaux sont une grande avancée pour nous tous. Le rapprochement avec Prosemail montre que l’ail de consommation que nous représentons et l’ail de semences peuvent s’associer dans un but commun.»

L’impact de la maladie sur les exploitations est-il vraiment fort ?

G.B. : «On compte sur la force du groupe qui se constitue autour de cet objectif commun justement parce que cette maladie peut mettre en péril des exploitations. On a pu constater d’énor-mes pertes en 2015 et comme je le disais au début, il ne faut pas minimiser le problème. L’ail rose semble plus touché que le blanc ou le violet. D’où l’importance de réagir vite pour préserver les exploitations.»

Propos recueillis par A. Renault

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