Le Paysan Tarnais 09 janvier 2010 à 11h45 | Par A. Renault

Systèmes de guidage satellites : le développement de l'agriculture de précision

Les barres de guidage sont de plus en plus répandues pour gagner en précision et économiser sur les intrants par exemple. Le Paysan Tarnais a réalisé un dossier complet sur le sujet. Extraits.

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L'agriculture de précision a pris son essor en remédiant à un manque important : un moyen de cartographier les parcelles en terme de surface d'une part mais aussi en fonction des caractéristiques pédologiques.
L'agriculture de précision a pris son essor en remédiant à un manque important : un moyen de cartographier les parcelles en terme de surface d'une part mais aussi en fonction des caractéristiques pédologiques. - © P. Laroche - Réussir

L'agriculture de précision est née aux Etats-Unis à la fin des années 1980 corrélativement aux nombreuses avancées dans le domaine du machinisme agricole. De l'autre côté de l'Atlantique, la pression économique et environnementale, couplées aux besoins alimentaires et à la taille des parcelles agricole a poussé les céréaliers a lever les yeux au ciel, non pas pour s'en remettre à un personnage céleste mais pour utiliser les satellites en orbite autour de notre terre.
De façon plus «terre à terre», l'agriculture de précision a pour objectif d'utiliser des technologies et des techniques culturales prenant en compte explicitement la variabilité à l'intérieur des parcelles. Experts agronomes, constructeurs et agriculteurs sont arrivés à la même conclusion : il faut en priorité moduler les techniques culturales à l'intérieur de la parcelle de manière à optimiser la quantité d'intrants nécessaire pour chaque zone de la parcelle.
Les prémisses de l'agriculture de précision en France ont été observées au début du XXIème siècle. Les pratiques agricoles se modifiant de façon profonde et pérenne en lien avec trois évolutions majeures : la première, c'est celle de l'offre et de la demande mondiale, la seconde, fut l'évolution de la politique agricole commune et la troisième, la pression des consommateurs.

Optimiser les outils
Pour répondre à aux défis de la compétitivité, d'une agriculture de haut niveau tout en réduisant son impact sur l'environnement, l'agriculteur français ne disposait pas (et ne dispose toujours pas d'ailleurs) d'une marge de manœuvre très importante. Sur une exploitation, le poste « travail du sol » a pris une place prépondérante en terme de temps, mais aussi économiquement. Parmi les solutions privilégiées, l'emploi de techniques culturales simplifiées (TCS) et l'optimisation des outils agricoles possible grâce aux nouvelles technologies.
Le cheval de bataille de l'agriculture de précision c'est l'amélioration de la qualité des lits de semence et donc, la réduction du nombre de passage sur la parcelle, avec un premier passage devenu optimal.
S'en suivent des améliorations économiques (moins de gasoil consommé, moins de temps passé), des améliorations environnementales (des intrants mieux utilisés, mieux valorisés par les plantes), des améliorations agronomiques (moins de passage donc moins de compactage des sols, moins de risques d'érosion)...

Cartographie des parcelles
L'agriculture de précision a pris son essor en remédiant à un manque important : un moyen de cartographier les parcelles en terme de surface d'une part mais aussi en fonction des caractéristiques pédologiques.
De nombreuses sociétés ont pris d'assaut le marché pour répondre aux demandes des instituts techniques et des agriculteurs, plus particulièrement, au départ, dans le centre de notre pays, là où les applications de l'agriculture de précision étaient les plus évidentes : des exploitations agricoles tournées très majoritairement vers la production de céréales, composées de grandes parcelles, avec des caractéristiques hétérogènes dans une même parcelle.
Mais les applications technologiques ont dépassé l'emblématique Beauce... Elles sont aujourd'hui utilisées dans tous les départements, pour les semis, l'application des traitements phytosanitaires et des engrais, la moisson, les chantiers de récolte des fourrages...
L'agriculture de précision est en train de gagner son pari. Seul l'investissement financier peut aujourd'hui limiter sa propagation. Là encore, des solutions existent. Les Cuma sont par exemple de plus en plus nombreuses à investir dans les barres de guidage GPS et autres capteurs favorisant le partage et l'accès à ces technologies, qui dans quelques années, feront partie intégrante d'une majorité d'exploitations. C'est en tout cas ce qu'espèrent les constructeurs des systèmes de guidage GPS et autres GIS.

En bref
- GPS : Global Positioning System, système de géo localisation par satellite en temps réel. Précision : une dizaine de mètres.
- DGPS: Le « Differential Global Positioning System » ou GPS différentiel est une amélioration du GPS. Il utilise un réseau de stations fixes de référence. Précision : une dizaine de centimètres
- RTK : GPS cinématique en temps réel, qui utilise des stations fixes ou mobiles. Précision : quelques centimètres.
- Bus CAN : Controller Aréa Network où contrôle de réseau local est un système qui permet de relier l'ensemble des équipements de guidage (capteurs, contrôleurs, écrans, antenne GPS) en un point unique dans la cabine.
- GIS : Système d'information géographique
- PDA : Personal Digital Assistant, littéralement assistant numérique personnel

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