Le Paysan Tarnais 12 mars 2009 à 14h17 | Par A. Renault

Técou et Rabastens profitent du dynamisme insufflé par Vinovalie

Les caves de Rabastens et de Técou, ainsi que Vinovalie ont tenu à quelques jours d'intervalle leurs assemblées générales. Les résultats sont encourageants malgré un contexte difficile. C'est de bonne augure pour la coopération viticole.

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Nous nous sommes professionnalisés, rien qu'au travers des apports techniques en conduite de la vigne.
Nous nous sommes professionnalisés, rien qu'au travers des apports techniques en conduite de la vigne. - © Le Paysan Tarnais

La cave de Técou a connu deux exercices difficiles en 2005-2006 et 2006-2007. La campagne 2007-2008 annonce un retournement de situation avec des résultats équilibrés. " Ce résultat de redressement économique de la cave de Técou donne une idée de la puissance commerciale de Vinovalie, explique Frédéric Saccoman, le directeur de la cave. Auparavant, nous vendions principalement au caveau, auprès de cafés, d'hôtels et de restaurants et en vrac. Nous n'avions pas de commercialisation à l'export et très peu dans les GMS. Grâce à Vinovalie, nous avons eu accès à ces marchés. Nous avons capitalisé les identités des caves et nous avons mutualisé nos compétences. " En effet, la cave de Técou a travaillé en commun avec la cave de Rabastens. " Nous partageons un directeur (ndlr Frédéric Saccoman est directeur des caves de Técou et Rabastens et adjoint de direction de Vinovalie) et un comptable, mais nous également travaillé ensemble sur la vinification, ajoute Christian Malet, le président de la cave de Técou. Nous nous sommes également concentrés sur des itinéraires techniques. "

Coup de collier

Résultat : 18 % de vin commercialisés en plus et 10 % de chiffre d'affaires en plus. Même dans les business plan les plus optimistes, Técou était déficitaire. C'est le résultat d'un gros coup de collier des équipes et des coopérateurs. Du côté des vignerons justement, il y a une bonne entente et une compréhension des enjeux. " Nous devons à l'avenir impérativement adapter notre production aux besoins commerciaux. Autrefois nous faisions du bon vin "pour nous" et nous essayions de le vendre. Aujourd'hui, nous devons écouter le consommateur et lui proposer ce vin qu'il souhaite boire. " Christian Malet est conscient toutefois que la cave de Técou n'est pas à l'abri du ralentissement économique. "Pour l'instant, nous sommes relativement épargnés." La cave de Técou ne s'arrêtera pas sur un résultat d'équilibre. Le directeur et le président de rappeler : "pour nous, ce n'est qu'une étape. Notre objectif pour la prochaine campagne, c'est de rémunérer les coopérateurs. Pouvoir redistribuer permettra peut-être de limiter les arrachages et de maintenir le potentiel de production."
Etape franchie pour Rabastens

Pour les Vignerons de Rabastens, l'étape de la redistribution a été franchie pour cette campagne 2007-2008. Pourtant le constat était le même que pour la cave de Técou : un contexte économique morose, la pression des lobbies anti-vin et des conditions météorologiques peu favorables. Malgré ce dernier facteur, la qualité de la récolte était au rendez-vous. Les Vignerons de Rabastens ont connu une progression massive en terme de volumes commercialisés (+18 %) et de chiffre d'affaire (+ 10 %). " Nous avons pu redistribuer 8% de valeurs de récolte en plus aux coopérateurs " explique Jean-François Roussillon, le président de la cave qui vient de passer la main après 16 ans de bons et loyaux services.

" Je pense qu'en terme de stratégie, on ne s'est pas trompé. Nous avons misé sur un réseau commercial fort et commun avec d'autres caves. Nous avons marqué de notre empreinte la grande distribution et nous avons eu raison. " Aujourd'hui, Rabastens, c'est 8 des 10 marques les plus vendues en grande distribution.
Parmi les autres éléments au titre du bilan positif tiré par Jean-François Roussillon, on trouve le choix de l'agriculture raisonnée et de la traçabilité et l'organisation de la mise en marché grâce à Vinovalie. " Je reste confiant dans l'avenir. Nous avons vu une professionnalisation de la viticulture. Nous devons suivre deux points importants : produire meilleur marché et organiser la complémentarité de nos gammes pour coller aux besoins des consommateurs. Nous nous sommes professionnalisés, rien qu'au travers des apports techniques en conduite de la vigne. Nous avons aussi développé l'oenotourisme pour promouvoir le produit. Plus que jamais nous en avons besoin ! "

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