Le Paysan Tarnais 27 octobre 2016 à 08h00 | Par A. Renault

Une vendange 2016 exceptionnelle en terme de quantité sur le Gaillacois

Les vendanges touchent à leur fin. Le bilan de la récolte 2016 s’annonce très bon sur plusieurs points. Retour avec Thierry Massol, conseiller spécialisé viticulture de la Chambre d'agriculture.

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- © Le Paysan Tarnais

L’année 2016 est très généreuse en rendement sur le vignoble gaillacois. Les grappes sont nombreuses et bien fournies, sur tous les cépages. «L’année est exceptionnelle sur tout les secteurs, exceptés à quelques endroits où le gel et la grêle ont touché les vignes en début de campagne» explique Thierry Massol, conseiller spécialisé viticulture à la Chambre d’agriculture. «En terme de quantité, de mémoire de vignerons, cela faisait longtemps qu’on n’avait pas vu cela !» Une situation qui n’avait pas forcément été identifiée. «On ne l’avait pas vraiment vu venir. C’était difficilement imaginable en juin avec la forte pression maladie» ajoute Thierry Massol.

Sur le plan qualitatif, la récolte est aussi plutôt bonne, avec toutefois quelques doutes sur les rouges haut de gamme. « Mais pour les cépages blancs, c’est très positif. Economiquement, c’est une bonne nouvelle pour les vignerons gaillacois, après plusieurs années, parfois compliquées.

Carences en potasse

Cette récolte 2016 est marquée par la présence sur beaucoup de parcelles de rougissements sur le contour du limbe des feuilles et un aspect lisse et brillant. Parfois, sont apparues également des lésions brunes sur la partie exposée au soleil (brunissure).

«Nous observons des parcelles qui mûrissent difficilement avec des grains encore rosés, car si la potasse manque, le mécanisme respiratoire est freiné, le transport de sucre et d’anthocyane vers les baies ne s’effectuent plus correctement».

Cette carence sévère en potasse est favorisée par plusieurs facteurs : une fumure déséquilibrée (manque de potasse ou de matière organique), une absorption trop faible du potassium, une teneur trop forte en magnésium, une sécheresse estivale importante ou encore une fertilisation azotée excessive. Mais dans le cas de la campagne 2016, la grande production des souches favorise également la brunissure.

Dans les cas les plus graves les feuilles se dessèchent et tombent avant la vendange. L’aoûtement se fait mal, ce qui rend les bois plus sensibles au gel. Sur cette problématique, la Chambre d’agriculture effectue des essais d’apport de sulfate de potasse depuis cette année.

A.RENAULT

 

Retrouvez également l'aide à la lutte contre le ver de la grappe dans l'édition en ligne

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