Le Paysan Tarnais 24 janvier 2013 à 08h56 | Par A.Brossier

Viticulture - Grâce à la taille rase mécanisée, "j'ai réduit le temps de taille par deux"

Témoignage > Jean-Marc Fages est installé en EARL, à Cambon d’Albi. Il possède 80 ha de SAU : 53 en céréales, 40 en maïs semences et 7 de vignes, dont 3 en Vin de Pays et les autres en AOC. Il a opté pour la taille rase mécanisée il y a 3 ans et nous explique ce choix.

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Jean-Marc Fages dans son exploitation
Jean-Marc Fages dans son exploitation - © Le Paysan Tarnais

Que représente la taille rase mécanisée sur votre exploitation ?

J’ai commencé par tester la taille rase non mécanisée, il y a 7 ans sur quelques rangs. J’en étais satisfait, donc j’ai investi dans une machine en 2009. Aujourd’hui, je réalise la taille mécanisée sur 2 hectares en Vins de Pays, dont 40 ares de Braucol, 70 ares de Duras et 90 ares de Gamay que j’ai plantés il y a 2 ans. En ce qui concerne l’équipement machinisme, j’utilise une machine Pellenc avec l’option suivi optique du cordon. Elle est équipée de scies circulaires. Nous avons réalisé l’investissement avec un voisin qui a 6 hectares de vignes en taille rase.

 

Quels types de travaux avez-vous réalisé pour amener la taille rase mécanisée ?

Sur les deux cépages déjà existants (le Duras et le Braucol), je n’ai pas vraiment adapté la vigne au début. Puis au fur et à mesure, j’ai doublé le cordon pour le Duras et ajouté un cordon plus long et une irrigation en goute à goutte sur le Braucol. Lorsque j’ai planté le Gamay, il y a 2 ans, je l’ai vraiment planté pour la taille rase mécanisée, avec un cordon unilatéral et un palissage classique de 90 cm de haut.

 

Quels sont les avantages et les inconvénients que vous rencontrez aujourd’hui, avec un peu de recul ?

Le plus gros avantage est la réduction du temps de taille par deux. Aujourd’hui, la machine me permet de tailler un hectare par jour (en travaillant en demi-journée) Bien évidemment un passage manuel est nécessaire ensuite, mais il reste très rapide. Du coup, j’économise quand-même de la main d’œuvre. Mais cette baisse de charge ne compense pas encore l’investissement de la machine parce qu’on l’utilise seulement sur des petites surfaces. Elle ne sera rentabilisée que d’ici une dizaine d’année. En termes de végétation, j’ai remarqué que la quantité de grappes est plus importante, mais qu’elles sont plus petites. La production a augmenté de 10 à 20 %. Par exemple, avec le Braucol j’obtiens environ 90 hl/ hectares et avec le Duras 110 hl / hectares (ndlr irrigation du duras en goutte à goutte d’environ 1 h 30 par jour).

 

Aujourd’hui, êtes-vous satisfait de votre investissement ?

I l n’y a aucun doute, je suis très content de l’investissement. Je me rends compte de tout ce qui peut-être fait grâce aux nouvelles techniques. Evidemment, je reste attentif au sujet et aux informations qui peuvent être diffusées.

 

Propos recueillis par A. Brossier



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